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Pas de ménagerie ni de chevaux,
d'affiches criardes dans les rues ni de "comment ça va les
petits éléphants?"
Du cirque à l'ancienne,
le cirque Plume n'a gardé que le chapiteau. Et encore, à
l'intérieur, pas de piste centrale, de sciure ni de sable mais
un dispositif scénique théâtral avec une scène,
un rideau
Et que le spectacle commence! Un spectacle conçu
autour de la thématique de la peinture. Pas un pensum mais des
pinceaux, de la couleur et des idées, du rire et de l'inventivité.
Les connaisseurs en peinture s'amuseront à repérer les allusions
plus ou moins savantes et les références; les autres se
régaleront simplement des numéros qui s'enchaînent
à travers différents "tableaux", ça va
de soi. Visuellement réussi, poétique et loufoque, le spectacle
s'aventure dans une forme d'absurde théâtral, chaplinesque,
sans pour autant abandonner les fondamentaux du cirque. Mais tout est
amené avec subtilité. Le jonglage devient un instrument
de musique et les acrobaties surprennent d'originalité. Sur trampoline
ou au sol, dans une spectaculaire roue "allemande", sur un trapèze
ou avec des sangles, les "acrobates" ne font pas qu'exécuter
des numéros mais jouent, en véritables comédiens.
Les personnages déambulent, se croisent et se bousculent, les clowns
n'ont pas besoin de nez rouge pour faire rire les enfants et les plus
grands. Les numéros inventifs s'enchaînent et tous les détails
ont un sens. La musique -originale- est omniprésente. Elle enveloppe,
souligne, illustre, rythme, happe les spectateurs qu'on devine -du coin
de l'il pour ne pas en perdre une miette- bouches bées.
1h40 de magie dont on sort heureux, illuminé, souriant et pressé
d'y revenir.
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